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Musique de chambre

KAVAKOS / CAPUÇON / WANG

CHOSTAKOVITCH & TCHAïKOVSKI
Un trio mythique, composé des virtuoses Gautier Capuçon, Yuja Wang et Leonidas Kavakos, vient captiver le public avec son interprétation du trio mélancolique pour violon, violoncelle et piano de Chostakovitch op. 67, et du trio pour piano, violon et violoncelle de Tchaïkovsky.
Programme

DMITRI CHOSTAKOVITCH (1906-1975)
Trio pour violon, violoncelle et piano N° 2 en mi mineur op. 67

Entracte

PIOTR ILYITCH TCHAÏKOVSKI (1840-1893)
Trio pour piano, violon et violoncelle en la mineur op. 50

Un violoncelle solo sinistre, aux harmoniques aigues, ouvre l’élégiaque Trio pour piano N° 2 de 1944 de Chostakovitch, qui rappelle les souffrances de la population juive de Russie pendant la guerre. Le violon et le piano s’unissent ensuite pour construire une fugue tendue, et les formes traditionnelles se poursuivent tout au long de l’œuvre : après un scherzo ironique, vient une complainte en forme de passacaille, qui bascule sans pause dans un final sombre et mécanisé de type klezmer, s’éteignant sur les accords de la passacaille et des harmoniques plus sinistres.

 

Le Trio pour piano en la mineur de Tchaïkovski, d’une longueur qui rivalise avec celle d’une symphonie, est dédié à la mémoire de son ami, le pianiste et chef d’orchestre Arthur Rubinstein, mort de la tuberculose à l’âge de 45 ans. Tchaïkovski s’était pourtant promis de ne jamais écrire de trio – « les différents timbres de ces instruments sonnent comme s’ils s’affrontaient les uns les autres. Je trouve que c’est une véritable torture à écouter ». Il en fut finalement très satisfait, malgré sa crainte de signer « un arrangement de musique d’orchestre ». Le premier mouvement s’ouvre tristement, mais passe par de multiples tonalités, tempi et nuances. Le second présente un thème aux accents nostalgiques et des variations comprenant une fugue énergique et une mazurka enjouée. Après un flamboyant « Variazione finale » en la majeur, le la mineur fait son retour pour la coda « Lugubre », réintroduisant le thème d’ouverture de l’œuvre telle une lamentation tragique jouée fortississimo. Elle ralentit peu à peu pour se terminer sur une marche funèbre silencieuse et las.