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musique de chambre

LEONIDAS KAVAKOS / MAO FUJITA

Mozart, Brahms, Bartók, Schubert

Du chagrin d'amour à l'enthousiasme folklorique, le violoniste Leonidas Kavakos et le pianiste Mao Fujita s'unissent pour un programme aux multiples facettes musicales de Mozart, Brahms, Bartók et Schubert.

Programme

WOLFGANG AMADEUS MOZART (1756-1791)
Sonate pour piano et violon N° 21 en mi mineur K. 304

JOHANNES BRAHMS (1833-1897)
Sonate pour violon et piano N° 1 en sol majeur op. 78

Entracte

BÉLA BARTÓK (1881-1945)
Rhapsodie pour violon et piano N° 1 Sz. 87

FRANZ SCHUBERT (1797-1828)
Fantaisie en ut majeur pour violon et piano D. 934

La Sonate pour piano et violon N° 21 en mi mineur de Mozart, composée en deux mouvements, dégage une atmosphère angoissante. Elle a été créée lors de la tournée fatidique de Mozart à Paris en 1778, au cours de laquelle sa mère, qui l’accompagnait, est décédée. Le critique Eduard Hanslick a résumé l’univers émotionnel de la première sonate pour violon de Brahms de 1879 par l’expression « réconciliation résignée ». Cette œuvre a été écrite peu de temps après le décès du fils de Clara Schumann, âgé de 24 ans. Même le mouvement central Adagio, empreint d’amour, semble lutter contre le destin, citant ses propres chansons « Nachklang » (Réminiscence) et « Regenlied » (Chant de la pluie) dans le finale. La Rhapsodie N° 1 de Bartók, écrite en 1928, ne réside que dans le folklore slave malgré sa noirceur. Basée sur des danses folkloriques hongroises, ses deux mouvements, le Lassú et le Friss, démontrent une manipulation du violon également d’inspiration folklorique. La Fantaisie en do majeur de Schubert, composée en 1827 et structurellement novatrice, commence par un Andante molto rêveur avant de passer à Allegretto folklorique. Quatre variations sur le lied de Schubert de 1822, « Sei mir gegrüsst » (Je te salue), font un clin d’œil au premier mouvement de la Sonate pour violon en la majeur K 331 de Mozart. La virtuosité de ces variations est un hommage à Nicolò Paganini, le violoniste contemporain de Schubert. Le retour de l’Andante molto nous plonge ensuite dans un final radieux qui réintroduit également « Sei mir gegrüsst ».