fbpx
Header image of page : KIRILL GERSTEIN
récital piano

KIRILL GERSTEIN

Chopin, Fauré, Poulenc, Liszt, Schumann, Godowsky

Le pianiste Kirill Gerstein revient à Verbier avec un programme combinant virtuosité et poésie, déchirement et exubérance.

Programme

FRÉDÉRIC CHOPIN (1810-1849)
Polonaise-Fantaisie en la bémol majeur op. 61

GABRIEL FAURÉ (1845-1924)
Nocturne N° 13 en si mineur op. 119

FRANCIS POULENC (1899-1963)
Trois Intermezzi FP. 71-118

FRANZ LISZT (1811-1886)
Polonaise en mi majeur S. 223 N° 2

Entracte

ROBERT SCHUMANN (1810-1856)
Faschingsschwank aus Wien op. 26

LEOPOLD GODOWSKY (1870-1938)
Symphonische Metamorphosen Johann Strauss’scher Themen: N° 2 Die Fledermaus

Bien que Chopin ait passé le reste de sa vie en exil à Paris à la suite de l’insurrection de novembre 1830 dans sa Pologne natale, sa musique a toujours été imprégnée des rythmes de danse nationaux. Sa Polonaise-Fantaisie de l’opus 61, d’une beauté bouleversante, mêle la danse à trois temps raffinée à des éléments d’improvisation. Le Nocturne en si mineur de Fauré, composé en 1921 alors qu’il souffrait d’une déficience auditive, est empreint de déchirement avec ses nombreuses suspensions dissonantes. En revanche, le premier des trois intermezzi en do majeur de Poulenc, daté de 1934, est un tour de force virtuose et exubérant. Composé la même année, le deuxième en ré bémol est teinté de mélancolie et le troisième de 1943 évoque une chaleureuse nostalgie. La Polonaise N° 2 en mi majeur de Liszt de 1851, débute avec un drame similaire à celui de l’opus 61 de Chopin, mais dans une tonalité de mi majeur beaucoup plus lumineuse. L’Allegro rythmique qui inaugure les Faschingsschwank aus Wien de Schumann en 1839 est également marqué par une virtuosité omniprésente. Ce mouvement est ensuite contrebalancé par la Romance en sol mineur, qui est le plus discret des sept mouvements. À la conclusion de sa paraphrase de 1907 sur Die Fledermaus de Strauss, Leopold Godowsky a écrit de manière humoristique : « Cette section est presque impossible à jouer, mais elle sonnera bien lorsque je pourrai la maîtriser. »